14.01.2008

Nouveau depart

Aujourd’hui, lundi 14 janvier 2008, Maud et moi quittons Rockhampton pour rejoindre Sydney. Ah Sydney ! Ca fait rêver ! Maud est en vacances (eh oui encore), elle en a un peu marre de Rocky où il n’y a rien à faire donc elle part pour Sydney où il y a Robin et d’autres amis. Quant à moi je pars essayer de gagner un peu d’argent dans la grande ville. C’est l’exode rural en quelque sorte. Je vais me trouver une petite colocation sympathique et un petit boulot. Le blog ne pourra plus être tenu très régulièrement car je n’aurai plus d’ordinateur. Néanmoins j’irai de temps en temps dans un Cyber café pour voir les mille mails que vous m’aurez tous envoyés et pour poster une petite note sur le blog. A bientôt ! Et encore bonne année 2008 !

Nouvel an

Le 31 décembre nous sommes rentrés de South Molle Island. Les amis tchèques et coréens de Robin et Mathieu nous avaient gardé une place sur leur emplacement de camping dans la ville d’Airlie Beach, sympas les gars !

 

 

Airlie Beach est la petite station balnéaire en face des Whitsunday Islands dont South Molle faisait partie. Une ville uniquement faite pour les touristes et remplie de touristes. Le vendeur de chez Vodafone me l’a confirmé. Ah oui parce que j’ai dû me racheter un nouveau portable puisque le mien était mort (il devait quand même ressusciter une fois rentrées à Rocky mais bon le neuf était déjà acheté). Le vendeur de chez Vodafone m’a expliqué qu’il n’avait qu’un seul modèle de portable débloqué, il fallait que je puisse y mettre ma carte sim française : un vieux Nokia même pas en couleur qui fait juste téléphone, la classe ! Chez Vodafone ils ont toujours ce modèle débloqué en stock car beaucoup de touristes font tomber leur portable dans l’eau mais réussissent à sauver leur carte sim. C’est vraiment lucratif un touriste ! Ce qui me console avec ce nouveau portable c’est que le peux rejouer au « Snake », ça faisait trop longtemps, je suis trop contente !

 

 

 

Bref nous avons fêté le nouvel an sur la plage d’Airlie Beach avec des amis français de Maud, Robin et Mathieu qui étaient aussi en stage en Australie, les Tchèques (Petr et Radek) et le Coréen (Kouni). C’était bien sympa et il y a eu un superbe feu d’artifice. En revanche à 1h du mat il n’y avait presque plus personne dans les rues, bizarre.   

 

South Molle Island

Entre  Noël et Nouvel An nous avons eu 4 jours de pluie et 3 jours de soleil. Et quand je dis pluie ce n’est pas la petite pluie rafraîchissante. Non c’était le déluge, nous assistions à la démonstration grandeur nature de ce qu’est la saison humide. Il pleuvait toute la journée ça ne s’arrêtait jamais. Nous avons dû nous réfugier dans un backpacker à Mackay car une des tentes se transformait en piscine toutes les nuits. En une semaine il est tombé 225 mm d’eau sur Mackay !

 

 

Heureusement, le samedi suivant le temps se remis de notre côté et nous avons pu prendre le bateau pour South Molle Island. Ah mon dieu que c’était beau ! Pardon pour le blasphème. C’était vert et bleu : une île verte posée sur une mer bleue, magnifique !

 

 

Cette fois-ci notre lieu de campement n’était qu’à 500 mètres du débarcadère, cool ! Mais un autre obstacle nous attendait. Arrivés à 100 mètres du campement le chemin descendait sur la plage et passait à travers des rochers pointus. Oh on en avait vu d’autres, seulement c’était marée haute et les rochers et par conséquent le chemin étaient sous l’eau ! Impossible de passer à moins d’être très grand et de faire des allers-retours en portant les affaires au-dessus de sa tête. Eh bien oui nous avons tenté la traversée ! Robin et Mathieu qui étaient les plus grands ont pris les affaires les plus encombrantes et ont traversé en premier. Maud et moi avons suivi. Nous avons perdu nos tongs dans l’eau, elles ont failli être emportées par le courant mais nous les avons rattrapées ! Ce fut épique mais nous réussîmes !

 

                                                                                                           

 

Nous avons passé 3 jours à nous prélasser au soleil, à nous baigner dans la mer. Sur le campement il y avait des Australien avec nous mais eux se baignaient avec des combinaisons par peur des méduses ah les couards ! Le dernier jour (le 31 décembre) nous avons squatté le resort près de l’embarcadère, un magnifique hôtel avec un beau bar à cocktails et une magnifique piscine. On en a bien profite !

 

Noel

Nous nous étions vantées d’aller fêter Noël sur une plage paradisiaque des Keppel Islands. Eh bien avons été punies de tant d’arrogance. Après renseignements plus approfondis il est apparu que le bateau qui pouvait nous emmener sur l’île le 23 décembre et nous ramener le 25 devait nous coûter la modique somme de 800 dollars par personne, environ 500 euros par personne. Gloups, cela n’était pas du tout dans nos moyens.

 

 

Nous avons donc fêté Noël dans un magnifique parc national, pas du tout près de la mer : Blackdown Tableland National Park. Perchée sur un plateau, la forêt d’eucalyptus avait abrité fut un temps la tribu aborigène des Ghungalu. Le premier jour nous n’avons rien vu : un très épais brouillard nous empêchait de voir à 100m.

 

 

Le jour du 24 il faisait super beau, c’était l’esprit de Noël ça donc nous avons pu dignement fêter Noël. Le feu a été lancé assez tôt afin d’avoir la quantité de braises nécessaire pour faire cuire notre repas. Nous nous étions gâtés niveau nourriture :

 

-          apéritif au mousseux et petits gâteaux

 

-          saumon fume

 

-          foie gras (ça c’est grâce à Delphine)

 

-          agneau et pommes de terres cuites au feu de bois

 

-          fromage

 

-          gâteaux

 

Ah ce fut notre plus beau repas des vacances ! Bon, bien sur le fromage était dégueulasse mais bon c’était déjà ça.

 

 

Nos voisins de campement, voyant que nous nous étions à peu près bien habillés et que nous avions sorti le mousseux sont venus nous offrir une part du gâteau de Noël australien : le plum pudding ! Ah bah oui ce sont un peu des anglais quand même ! Mais le gâteau était très bon et ça nous a fait super plaisir, ils sont vraiment trop sympas c’est Australiens.

 

 

Le Noël australien n’a rien à voir avec le nôtre. Le 24 décembre ils ne font rien. Le 25 ils font plutôt une journée de Noël, ils se réunissent pour le midi et le soir. Quant aux cadeaux ils ne les ouvrent qu’à Boxing day, c’est-à-dire le 26 décembre. Nous ne savions rien de cette façon de fêter Noël et lorsque le 26 nous cherchions un magasin ouvert pour acheter à manger nous ne trouvions rien ! Pourquoi ? Eh bien par ce que le 25 est férié mais le 26 aussi en Australie !

 

13.01.2008

Ou sont les koalas?

Après Kenilworth, mon coup de coeur de tout le voyage, nous sommes partis pour Noosa et Cooloola. Deux parcs nationaux situés sur la côte. Nous retrouvions la mer. Le temps n’était malheureusement pas avec nous. Ici c’est la saison humide en ce moment et ça se voit ! Il ne pleuvait pas tout le temps et il faisait quand même très chaud donc ça allait, nous survivions. Les prospectus nous vantaient Noosa et ses koalas. Tout heureux nous avons commencé la balade la tête tournée vers les hautes branches des arbres. Au bout de 300 mètres, je m’écris « il y en a un ici ! » Un koala tout mignon faisait sa sieste paisiblement. Le pas alerte nous avons donc continué la balade.

Après plus de deux heures de marche sur la crête des falaises au-dessus de la mer et dans la foret nous étions de retour au point de départ sans avoir vu un seul autre koala. Publicité mensongère ! C’est honteux ! Surtout qu’on avait limite un torticolis à avoir tout le temps la tête en l’air. Merci bien ! Du coup nous nous sommes posé des questions sur le koala que nous avions vu. Etait-ce un vrai ? Etait-ce un koala empaillé mis là juste pour encourager les pauvres touristes à continuer la balade ? Pour en avoir le cœur net nous sommes retournés à l’endroit où nous l’avions vu. Il était toujours là mais il était réveillé. Ouf ! C’était un vrai. Mais pourquoi il n’y en avait qu’un ? Pourtant sur le chemin nous étions tout seuls. Les koalas avaient dû monter une association et ils se relayaient : tout les jours un koala était désigné pour servir d’animation aux touristes, un sacrifié en quelque sorte. Enfin, heureusement qu’il était là celui-la.

 

12.01.2008

Kenilworth

Kenilworth, notre première rainforest. Ce fut génial. Nous avons passé 3 jours au milieu d’une forêt magnifique avec des arbres et des plantes immenses, c’était très impressionnant. Alors vous allez dire « oui avec sa taille, c’est normal qu’elle les trouve grands les arbres ! » Ahahahah. Eh bien ils faisaient au moins 20 à 30 mètres de haut, ne vous en déplaise !

 

 

L’arrivée au campement ne fut pas très aisée. Il nous fallut traverser deux rivières qui avaient débordé sur la route, enfin le chemin de terre cabossé. Notre Ford Falcon tint le coup.

 

 

Le premier soir nous avons dû faire face à un gros problème : le bois ramassé pour le feu était mouillé, bah oui il avait plu. Ah malheur, le feu ne prenait pas. Heureusement nous fumes sauvés par celui que nous avons surnommé Robinson. Un vieil Australien aux cheveux longs et blancs, un baroudeur de la vieille école, un qui en a vu d’autres. Depuis 1h il nous regardait de son campement, il voyait bien qu’on galérait trop mais ça devait le faire rire. Enfin au bout d’une heure il s’est décidé à venir nous aider. Il nous a alors appris une super technique pour allumer un feu même avec du bois mouillé et surtout il nous a indiqué les bois qui brûlaient bien. Vous comprendrez que je ne donnerai pas ces secrets ancestraux en pâture sur le Web. Cet enseignement nous a servi tout le long de notre périple merci Robinson !

 

Moreton Island

Le 16 décembre, soit le lendemain de notre arrivée à Brisbane, nous avons pris le magnifique Combie Trader II pour nous rendre sur l’île de Moreton. 2 heures de bateau sur une mer un peu agitée mais Maud ne vomit pas cette fois-ci.

 

Moreton Island c’est surtout une plage immense de plusieurs kilomètres de long, au moins 10, sur laquelle les 4*4 ont le droit de rouler. Cela donne donc une plage immense toute défoncée.

 

 

Ce que nous ne savions pas c’est que notre campement était très loin du débarcadère et qu’il n’y avait aucun chemin prévu pour les piétons. Tous les chemins de l’île sont recouverts d’un mètre de sable, impossible de marcher dedans. Nous avons dû marcher le long de cette immense plage pendant 4 heures, pieds nus en plein soleil avant d’atteindre notre campement, trop dur ! Néanmoins notre nuit fut excellente, nous avions pu nous baigner dans la mer vert émeraude et même voir de très beaux poissons grâce aux masques et aux tubas de Robin et Mathieu.

 

 

Le 17 nous devions reprendre le bateau à 15h. Après avoir tenté désespérément d’appeler le seul taxi de l’île, nous nous étions résignés à refaire 4 heures de marche dans le sens inverse. A 11h nous voila partis. Heureusement une très sympathique Australienne nous a gentiment pris en stop et nous a ramenés dans son super 4*4 jusqu'à l’embarcadère en 30 minutes seulement. Quel soulagement ce fut !

 

 

Le retour au backpacker se fit sous une pluie tropicale : forte mais chaude. Pour rentrer du port à l’hôtel il nous a fallu prendre le bus puis le métro (enfin ils appelaient ça un train) puis 20-30 minutes de marche. Il était 21h, nous étions trempes et fatigués, nous nous sommes vengés sur des pizzas Domino’s pas très bonnes du reste.

 

Cette excursion à Moreton fut difficile mais l’île est assez jolie et le top du top c’était de voir les poissons tropicaux et de nager avec eux. Trop la classe.

 

Brisbane

Brisbane, j’avais envie d’y aller depuis la fac. A cause de Virginia Woolf et de son livre « Les vagues ». Un livre que je n’avais pas particulièrement apprécié mais il m’avait marquée surtout parce qu’il y avait un personnage qui répétait tout le temps « mon père est banquier à Brisbane ». Voila c’est tout, je voulais voir Brisbane pour ça, entre autres choses.

 

Brisbane, une ville, enfin. Après un mois passé sur le continent australien, je n’avais pas encore vu de ville, une vraie, une grande avec plein de gens dans les rues, un vrai bonheur quoi ! Loin de moi l’idée de ne pas aimer pas la campagne, non j’aime la douceur de vivre et le calme mais Rocky c’est un peu trop beaucoup calme des fois souvent.

 

Nous voila donc à Brisbane, du nom de Thomas Brisbane, ancien administrateur colonial anglais qui fit de l’ancienne colonie pénitentiaire une ville. Une véritable ville à l’américaine ou à l’anglaise, je ne sais pas, avec en plein milieu la City, c’est-à-dire La Défense mais en plus grand bien sûr.

 

 

Un petit mot sur le backpacker dans lequel nous avions réservé intitulé sobrement « somewhere to stay » (quelque part où rester). Cette charmante auberge de jeunesse nous a fait l’agréable surprise de se tromper dans notre réservation. Les vacances commençaient bien je vous jure ! Au lieu de nous garder 4 lits pour 1 nuit, l’équipe du backpacker nous avait compté 1 lit pour 4 nuits ! Ah les quiches ! Nous avons néanmoins pu y dormir tous les 4 chacun dans un lit.

 

 

Ce fut aussi la ville de mon premier resto. Un petit resto mexicain aux prix raisonnables et à la nourriture agréable. C’était un resto BYO, cela se fait beaucoup ici. Alors rien à voir avec le bio non, on n’y mange que de la bonne nourriture industrielle, pas d’affolement ! BYO signifie Bring Your Own (apportez la vôtre) mais la vôtre quoi ? Eh bien la vôtre boisson alcoolisée. En Australie peu de restaurants ont la licence qui les autoriserait à vendre de l’alcool alors ils ont une licence qui autorise les clients à apporter leur propre boisson. Quant à nous nous sommes de ce pas allés nous acheter 4 bières pour arroser nos burritos.

 

Retour

De retour dans la capitale australienne du bœuf depuis une semaine, je ne cesse de chercher le moyen de raconter 3 semaines de voyages sans être trop longue ni oublier quelques détails croustillants. J’en suis arrivée à un constat sans appel : un tel moyen n’existe pas.

 

 

Je me contenterai donc des dits détails croustillants ou du moins amusants qui émaillèrent notre périple entre forêts tropicales et plages exotiques.

 

 

Je profite de ce petit message pour vous souhaiter à tous une merveilleuse année 2008, même si je viens d’apprendre que le moral des Français avait encore baissé. Courage ! En revanche, le moral des Français en Australie est au beau fixe lui.

 

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